Un point de convergence culturelle qui disqualifie les appartenances religieuses au profit d’un besoin commun.

Le Fanal est à Saint-Louis ce qu’est le Carnaval à Rio.

L’événement du fanal a commencé au XVIIIe siècle. La veille de Noël, les signaresSignaresLe terme « signare » était l'appellation des jeunes femmes métisses, issues du mariage de Portugais avec des femmes sérères de la Petite-Côte du Sénégal, dans les comptoirs de Rufisque, puis de Gorée et finalement de Saint-Louis jusqu'au milieu du XIXe siècle., riches femmes métisses, se rendaient à la messe de minuit parées de leurs plus beaux bijoux et accompagnées par leurs servantes et chamberlands. Ces derniers portaient des lanternes illuminées de l’intérieur par des chandelles et les signares passaient dans les rues de l’île en une lente procession. Au fil des années, les Saint-Louisiens ont fait de cette coutume une véritable fête traditionnelle.

De prétexte en prétexte, on a abouti au Fanal des quartiers qui a fait des émules au point de devenir une architecture révélant la mosquée, l’église, le palais du gouverneur ou le pont Faidherbe. Les parrains étaient le maire, le gouverneur ou d’honorables citoyens choisis sur le tas. Les couleurs et les lumières faisaient la joie des populations résidentes et étrangères.

Il a lieu tous les ans au mois de décembre.